Destination S.Q.Y : quand le numérique responsable devient une aventure spatiale !
CACIB a sponsorisé une journée Tech Classroom by CA pas comme les autres organisée par les équipes du numérique responsable TEC LMSI sur le campus de St Quentin dédiée aux étudiants de l'Université Paris-Saclay. Au programme : une mission d'exploration sur une planète fictive pour sensibiliser les étudiants aux enjeux du numérique responsable. Retour sur une initiative aussi pédagogique qu'originale, qui a su allier expertise technique et créativité.
"Dans le cadre de la techclassroom by CA consacré au numérique responsable, 130 étudiants de Paris Saclay ont été immergé le temps d'une journée dans une mission d'exploration .« Bienvenue en 2100, la Terre est en crise et une nouvelle planète nommée S.Q.Y offre une opportunité de créer un monde inclusif où l’IT est conçue durablement ». Les étudiants ont été plongés dans un univers pas si fictif où chaque décision technique à des conséquences tangibles. L’objectif ? Les sensibiliser de manière ludique aux enjeux du numérique responsable pour qu’il soit acteur demain, au sein du Crédit Agricole, du changement."
Eugénie BOUILLET
Direction de la Transformation Technologique, Data &IA / Numérique Responsable
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Une expédition vers 2100 pour repenser notre numérique
Imaginez : nous sommes en 2100, la Terre est en crise. Les ressources se raréfient, les minerais deviennent introuvables, et notre planète montre ses limites. Une nouvelle planète habitable a été découverte : S.Q.Y, peuplée par une espèce mystérieuse, les CA'VI. Vous êtes les explorateurs chargés d'une mission cruciale : construire un numérique responsable sur ce nouveau monde.
C'est le scénario immersif imaginé par nos équipes Numérique Responsable pour embarquer les étudiants de l'Université Paris-Saclay dans une réflexion concrète sur les enjeux environnementaux du digital. Loin des présentations PowerPoint classiques, cette journée a transformé ces futurs ingénieurs et managers en véritables acteurs d'une aventure où chaque décision technique avait des conséquences sur la survie de l'équipage et l'équilibre de la planète.
Un atterrissage d'urgence qui pose les bases du défi
Le scénario démarre fort : suite à une panne technique, la navette d'exploration effectue un atterrissage d'urgence sur S.Q.Y. Bilan : des blessures dans l'équipage, des batteries hors service, une absence de matériaux rares pour réparer, et des ressources limitées en nourriture, eau et énergie. Ajoutez à cela des conditions météorologiques extrêmes (forte chaleur le jour, grand froid la nuit), et vous obtenez un contexte qui force à repenser chaque choix technologique.
Les étudiants ont dû relever plusieurs défis interconnectés : fabriquer un ordinateur avec les composants récupérables de la navette, développer un traducteur universel basé sur l'IA pour communiquer avec les CA'VI, tout en gérant intelligemment les ressources disponibles. Comment répartir l'usage de l'électricité entre chauffage nocturne et climatisation diurne ? Comment rationnaliser l'eau entre hydratation, fabrication d'équipements et refroidissement des systèmes ? Quels compromis accepter pour ne pas polluer cet espace inconnu ?
Des enjeux bien terrestres derrière la fiction
Derrière ce storytelling ludique se cachent des réalités bien concrètes et des chiffres qui donnent à réfléchir. Pierre-Yves Bollard, Responsable de Global IT chez CACIB, a rappelé en introduction que l'industrie numérique représente déjà 3,7% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Un chiffre qui ne cesse de croître avec le développement fulgurant de l'intelligence artificielle et la transformation digitale de nos sociétés.
L'empreinte technologique se mesure à plusieurs niveaux : la consommation énergétique des data centers, l'empreinte carbone des équipements numériques, les déchets électroniques et l'obsolescence programmée des outils que nous utilisons quotidiennement. Avec l'IA, cet impact ne fera que s'aggraver si nous n'agissons pas maintenant. Les exemples de Microsoft et Google, qui ont dû revoir à la hausse leur trajectoire carbone en raison de leurs investissements massifs dans l'IA, illustrent parfaitement cette problématique.
Les étudiants ont ainsi découvert des enjeux très concrets : la concurrence pour l'usage de l'eau et de l'énergie entre les activités des datacenters et les populations locales (comme aux Pays-Bas où l'impact des data centers sur les ressources en eau pose déjà problème), la pénurie de matières premières critiques (l'Union Européenne a identifié 30 matériaux présentant un risque élevé de pénurie d'approvisionnement), et la nécessité de concevoir des IA frugales, sans biais algorithmiques. Une journée rythmée entre théorie et pratique.
Le matin : comprendre les enjeux
Après l'introduction de Pierre-Yves Bollard, la matinée a été rythmée par plusieurs pitchs d'experts qui ont posé les bases de la réflexion. Fabien Metivet, Responsable du programme Numérique Responsable chez CASA, Antonio Calero et Frederic Menetrieux de CAGIP ont présenté le défi de fabrication d'un ordinateur sur S.Q.Y, mettant en lumière les compromis stratégiques nécessaires : réutiliser les matériaux de la navette, avoir le moins d’impact sur les ressources de cette nouvelle planète, rationnaliser l'énergie nécessaire à la fabrication et à l'usage du traducteur, rationnaliser les usages d'eau et de nourriture.
Eugénie Bouillet (CASA) et Christophe Hirotani (CA-TS) ont ensuite abordé la question cruciale de l'accessibilité numérique à travers le prisme des relations inter-espèces. Comment rendre nos outils utilisables par tous, humains comme CA'VI ? Cette mise en situation créative a permis d'aborder les handicaps visuels, moteurs, auditifs et cognitifs de manière originale et mémorable.
Les étudiants ont ensuite participé à deux activités ludiques et pédagogiques : la chasse au trésor du numérique et le Banquiz, animés par Eco Naissance. Ils ont permis de comprendre les ordres de grandeur clés liés au numérique, les bons gestes à adopter, et les enjeux autour du changement climatique avec ses causes, conséquences et objectifs.
L'après-midi : passer à l'action
Après la pause déjeuner, qui incluait un corner RH pour échanger sur les opportunités de carrière au sein du Groupe, place à l'informatique quantique avec Julien Bobroff, professeur et chercheur à l'Université Paris-Saclay. Une plongée fascinante dans les technologies de demain et leurs implications pour le numérique responsable.
L'après-midi s'est ensuite articulé autour de trois ateliers pratiques au choix, permettant aux étudiants de mettre les mains dans le cambouis :
• Évaluer un site Internet : cet atelier a permis aux étudiants d'auditer l'accessibilité d'interfaces web et d'identifier les points d'amélioration concrets.
• Ordinateur Quantique : une exploration des technologies quantiques et de leurs potentiels pour un numérique plus efficient.
L'accessibilité numérique : un enjeu de valeur et d'inclusion
L'un des moments forts de la journée a été la sensibilisation à l'accessibilité numérique. Sur la planète S.Q.Y, les CA'VI présentent des caractéristiques particulières ce qui a permis d'illustrer de manière concrète les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap : accès partiel ou inexistant à l'information, navigation impossible sur l'outil, fatigue chronique liée à l'utilisation. Les étudiants ont découvert que l'accessibilité n'est pas qu'une question de conformité légale (le droit européen et français exige que les services numériques soient accessibles à tous), mais aussi un enjeu de valeur, d'engagement et de coût. La mise en accessibilité a posteriori est bien plus coûteuse que nativement, et un outil sous-utilisé représente un gaspillage de ressources.
Les bonnes pratiques ont été présentées tout au long du cycle de développement : en phase de conception, intégrer des prescriptions qui prennent en compte l'accessibilité et travailler avec des personas diversifiés ; en développement, intégrer correctement les critères d'accessibilité techniques (contrastes renforcés avec un ratio supérieur à 4.5, navigation possible et cohérente au clavier, compatibilité avec les lecteurs d'écran) ; en phase de test, utiliser des outils dédiés et faire des tests avec de vraies personnes en situation de handicap ; enfin, évaluer le niveau de conformité final à travers un audit d'accessibilité.
Notre engagement concret pour un numérique responsable
Cette journée s'inscrit pleinement dans la stratégie Numérique Responsable du Groupe Crédit Agricole, qui vise à prendre en compte l'impact RSE et environnemental tout au long de la chaîne de valeur numérique. De la conception à la fin de vie de nos produits et services, nous calculons l'impact sur l'environnement à chaque étape.
Nos actions concrètes se déclinent sur plusieurs axes : l'éco-conception de nos services et applications en challengeant systématiquement le besoin pour ne développer que le nécessaire, la recherche du juste équilibre entre les outils utilisés, les besoins métiers et les objectifs pour les utilisateurs, le choix de solutions les moins consommatrices d'énergie, et la sensibilisation continue de nos collaborateurs et de la population.
La recherche de certifications témoigne de notre engagement structurant : CA-TS,CAGIP et BForBank récemment ont obtenu le Label Numérique Responsable de niveau 2, une reconnaissance concrète de nos efforts. Cette démarche de labellisation nous pousse à améliorer continuellement nos pratiques et à mesurer objectivement nos progrès.
Un partenariat qui a du sens
Cette Tech Classroom illustre parfaitement la collaboration fructueuse entre le Crédit Agricole et l'Université Paris-Saclay. En créant des ponts concrets entre formation académique et monde professionnel, nous agissons chaque jour dans l'intérêt de nos clients et de la société. Ce partenariat s'inscrit dans le cycle 2025-2026, des journées qui permettent aux étudiants de découvrir les métiers de la tech dans un contexte bancaire et les enjeux de transformation de notre secteur.
Comme l'a souligné Pierre-Yves Bollard en s'adressant aux futurs ingénieurs, managers et directeurs présents : "Vous êtes des acteurs majeurs pour concevoir et piloter des solutions numériques et des produits IT. Vous avez une responsabilité environnementale." Un message fort qui résonne particulièrement dans un monde où la technologie est au centre de nos vies et où l'IA connaît un développement fulgurant.
Une pédagogie innovante au service de la sensibilisation
L'originalité de cette journée réside dans son approche narrative et immersive. Plutôt que d'asséner des chiffres et des bonnes pratiques de manière descendante, les équipes ont choisi de plonger les étudiants dans un univers fictif où chaque décision technique avait des conséquences tangibles. Cette gamification de l'apprentissage permet une meilleure appropriation des enjeux et une mémorisation plus durable des concepts.
Le choix du thème Avatar/S.Q.Y n'est pas anodin : il permet de prendre du recul sur nos pratiques terrestres en les transposant dans un contexte extraterrestre, tout en gardant un ancrage dans des problématiques bien réelles. Les contraintes de la planète S.Q.Y (ressources limitées, conditions météorologiques extrêmes, nécessité de cohabiter avec une autre espèce) sont autant de métaphores des défis que nous devons relever sur Terre.
"Cette journée a été bien plus qu'un simple événement. Elle nous a permis de montrer ce qui se cache vraiment derrière les services numériques que nous utilisons au quotidien.
Nous percevons souvent le numérique comme quelque chose d'immatériel, presque invisible. Mais la réalité est tout autre : le numérique repose sur des infrastructures bien concrètes, des équipements nombreux et des ressources naturelles limitées.
Chaque utilisation numérique découle de choix concrets qui ont des impacts bien réels sur notre environnement, notre société et notre façon de vivre. C'est exactement ce que cette journée de sensibilisation a voulu mettre en lumière, rendre visible ce qui reste habituellement dans l'ombre.
Avec ACT 2028, le Crédit Agricole affirme clairement sa volonté d'intégrer la responsabilité numérique au cœur de ses actions. Notre Groupe s'engage ainsi comme un acteur de référence d'une transformation numérique qui se veut durable et responsable, où l'innovation va de pair avec nos valeurs, notre stratégie et notre vision d'avenir."
Fabien METIVET
Responsable programme Numérique Responsable
Bravo à toutes les équipes mobilisées !
Cette journée n'aurait pas été possible sans l'engagement et l'expertise de nombreux collaborateurs du Groupe. Un grand merci à Pierre-Yves Bollard (CACIB), Eugénie Bouillet (CASA), Fabien Metivet (CASA), Kaoutar Oualad (CASA) David Leboda (CACIB), Elisa LU(CACIB), Alois GERBAUD(CACIB), Sarah BAHHAR (CACIB), Antonio Calero (CAGIP), Frederic Menetrieux (CAGIP), Christophe Hirotani (CA-TS), Steve Rigano (CATS), Véronique Chastrusse (CASA), Faten Homrani (CACIB), Elsa Atona Boundji (CACIB) et Remi Gaston (BforBank) pour leurs interventions expertes et pédagogiques.
Merci également à Julien Bobroff de l'Université Paris-Saclay pour sa présentation passionnante sur l'informatique quantique, et l’équipe de huit animateurs pour l'animation des ateliers L'Eco Naissance.
Pour en savoir plus sur notre démarche Numérique Responsable et nos actions concrètes, n'hésitez pas à contacter les équipes du programme.
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